Ce qu’ont en commun la maternité et les jeux vidéos.

C’est par un bel après-midi de printemps que nous assistâmes à une conférence sur la profession de scénariste de jeux vidéos. La dernière personne que je m’attendais à voir était assise sur le bureau en avant de la classe: une femme enceinte. Annie Bacon. Prononcé à la française. Sûrement pour éviter toute connotation porcine. C’est compréhensible. La tête impregnée du film Fargo des frères Coen (conséquence d’un travail en Séminaire) j’avais l’impression d’être en présence de Marge, inspectrice de police, enceinte et éblouie par la vie.

Ce qu’elle raconta faisait du sens. C’était pertinent. J’ai appris beaucoup de choses, dont la tâche d’un scénariste de jeux vidéos. J’ai même appris l’existence de ce métier quelques mois seulement avant cette conférence. Mes connaissances en la matière ont augmenté d’au moins 400%, c’est pas rien. Une chose qui m’a particulièrement étonné, c’est que le travail d’une game designer, c’est aussi inventer les règles du jeu. Ça va aussi loin que “Quand je pèse sur A, Mario saute.”! Je capotais. Je pense que j’avais jamais pensé au fait que quelqu’un, à quelque part, devait penser à ça. J’ai aussi appris que Mario est un plombier. Ça en dit long sur mon intérêt pour la chose.

La vérité, c’est que je pense que les jeux vidéos abrutissent les gens. La conférencière disait même que le niveau de difficulté de certains jeux était très élevé en raison des jeunes végétaux qui passent 40 heures par semaine devant leur console. C’est simplement triste.

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